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Père Marie-Dominique Philippe

Père Marie-Dominique Philippe

Mieux connaître la personnalité du fondateur des "p'tits gris". Réponse au soupçon de "non-chasteté".

VIDEO : Témoignage d'un ancien frère de St-Jean

Publié le 18 Mai 2013, 20:30pm

Catégories : #Témoignages

VIDEO : Témoignage d'un ancien frère de St-Jean

Cette vidéo est le témoignage d'Arnaud Dumouch, un ancien frère de saint Jean qui répond, en tant que témoin direct, à un certain nombre de critiques présentes sur Internet.

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MP S 06/07/2013 18:55

Réponse au père prieur de la communauté st Jean.

Vierge consacrée sur le diocèse de Seine Saint-Denis, je travaille comme assistante sociale en banlieue parisienne.
J’ai mis du temps à rencontrer la spiritualité Saint-Jean, précisément à cause des rumeurs qui se colportent depuis tant d’années : celles qui évoquent des tendances intégristes de la communauté, un fonctionnement sectaire et des problèmes de mœurs.
Je regrette de ne pas avoir su dépasser ces a priori, car j’aurais pu découvrir depuis plus longtemps ce trésor qui a changé ma foi.
Le père PHILIPPE ne m’a pas séduite pour ses capacités intellectuelles. Je l’ai tout de suite aimé pour son intelligence.
Je ne parviens pas à quitter ses livres, je les relis sans cesse.
Il les a écrits en mettant son intelligence au service de l’Amour qui n’en finit pas de me faire entrer dans le mystère de Dieu.
Je ne l’ai jamais rencontré de son vivant mais en le lisant j’ai l’impression de retrouver un ami et un père. Aussi suis-je très peinée d’entendre parler de lui (surtout par ses frères) comme d’un brillant intellectuel, charismatique, entouré d’une "aura".
Le père PHILIPPE avait de nombreux dons, mais il savait s’effacer devant le mystère de Dieu, car c’était avant tout un homme d’adoration. Toute son œuvre le signifie. Il n’aurait jamais pu comprendre avec autant d’acuité le mystère de la Croix s’il n’avait pas été d’abord un homme de prière et s’il n’avait pas offert toute sa vie au Christ. Il n’aurait jamais pu nous révéler aussi profondément le Mystère de Marie, s’il n’avait pas vécu la petitesse évangélique.
Aujourd’hui, si je peux appeler Dieu « Père », c’est grâce à lui. Avant je ne pouvais pas le faire en raison de blessures d’enfance. En pratiquant l’adoration, j’ai fait l’expérience de cet amour miséricordieux du Père qui me crée dans la gratuité.
J’avoue ma consternation et ma tristesse devant les propos que vous avez prononcés en tant que prieur général de cette Congrégation, alors qu’on les trouve habituellement dans une certaine presse dont le contenu s’alimente à des rumeurs semblables.
J’emploie sciemment le terme de « rumeurs », car dans ce qui nous est dit, des accusations très graves sont lancées sans que rien de précis ne nous soit transmis.
Vous affirmez que le père PHILIPPE a réellement commis des actes contraires à la chasteté sur des personnes qu’il accompagnait.
Quels moyens concrets avez-vous pris pour être si certain de vos affirmations, à tel point que vous les proclamiez auprès de vos frères, des amis de la communauté et à la presse ?
Le caractère “crédible et convergent” des témoignages évoqués n’est absolument pas suffisant.
Il me semble que pour affirmer des faits si graves qui atteignent la réputation d’une personne, il faut avoir pris tous les moyens (les plus scientifiques) de vérification.
La conviction personnelle ne suffit pas, compte-tenu de la stigmatisation infligée à la personne accusée, de la peine ressentie par son entourage, familial et amical et de tous ceux (dont je fais partie) qui se réclament de sa paternité spirituelle.
Je m’interroge sur le sérieux de votre démarche car, lorsqu’il est dit qu’il s’agit de “cinq à dix personnes”, cela laisse supposer l’imprécision avec laquelle vous avez mené votre enquête.
Comment ces faits sont-ils venus à votre connaissance et à certains évêques ? Sur quels éléments a-t-on considéré qu’ils se sont réellement déroulés ?
Si les « victimes » concernées se sont manifestées si tard auprès de vous et de la hiérarchie, pour quelles raisons n’ont elles pas porté plainte ?
Tous les témoignages disent qu’il n’y a pas eu d’union sexuelle.
Cela semble confirmer que ces personnes n’étaient pas sous l’emprise d’un gourou, car on sait bien que dans les phénomènes sectaires, la dépendance au « maître » va jusqu’à l’union sexuelle, voire au viol.
Si vous n’avez pas jugé bon de nous donner plus d’éléments, c’est que vous ne les avez sans doute pas.
Vous avez donc répandu ces affirmations infamantes sans preuve et sans qu’il soit possible à l’auteur supposé de ces actes de vous répondre.
L’objectif de votre démarche semble de vouloir rompre avec une certaine forme “d’orgueil spirituel et d’idéalisation” du père PHILIPPE.
Ce que vous appelez idéalisation, n’est rien d’autre que la reconnaissance d’une filiation spirituelle. Je ne crois pas que l’on puisse reprocher à un enfant de trop admirer son père.
Le vrai orgueil est celui qui nous pousse à refuser la dépendance, à refuser cette paternité.
J’ai l’impression que certains veulent aujourd’hui prendre leur part d’héritage du père PHILIPPE, ils rendent grâce (à qui ?) pour les bienfaits qu’il leur donne mais ils rejettent ce qu’il est.
C’est bien ce dont il s'agit lorsqu'on veut « séparer la personne de son charisme ».
Un charisme n’a jamais été à l’origine d’une congrégation religieuse.
Il s’agit de bien autre chose. La fondation d’une communauté est un fruit de l’Esprit Saint. Pour porter du fruit il faut se laisse recouvrir par l’ombre de l’Esprit, qui nous prend et nous transforme dans le Mystère du Christ.
Il est donc impossible de séparer ce qui est fondé sur le roc du Christ, de la personne de son fondateur. Vouloir faire cela, c’est comme nier le mystère de Marie…
En effet, si Marie a été un instrument dans l’œuvre du salut, il n’est pas possible de la séparer de Celui qu’elle a porté, elle y est très étroitement unie car avant de le concevoir dans son corps, elle l’a conçu dans son cœur et il a transformé toute sa personne.
Dieu ne se sert jamais des hommes comme d’un bâton. La violence dans l’Église, le cléricalisme, commencent souvent quand on l’oublie. Il est donc impossible de garder ce que vous appelez le « charisme » (le terme me paraît peu adapté ici) d’une fondation, et de rejeter la personne de son fondateur !
Avez-vous pensé aux dégâts que produiront vos déclarations sur les esprits? Vous dites les avoir publiées afin de prévenir un éventuel processus de béatification que certains demandaient en ce centenaire de sa naissance !
Que craigniez-vous, aviez-vous peur qu’au cours d’une telle démarche, la sainteté du père PHILIPPE éclate au grand jour ?
Il est certain que l’occasion de ce centenaire aurait pu servir à faire connaître sa pensée, ses écrits, mais vous avez trouvé mieux : proclamer ses limites, sa part d’ombre…Je ne pense pas que cela donnera envie aux gens de le connaître.
Avez-vous pensé aux plus fragiles et aux jeunes pour qui le père PHILIPPE était devenu une source de miséricorde, pensez-vous qu’ils feront « la part des choses » et qu’ils dissocieront l’homme de son charisme ?
Non, car il est encore plus fort chez les plus petits, ce besoin de se référer à des personnes dont les actes correspondent aux paroles. Pourront-ils encore tendre leur cri vers le ciel, ces orphelins dont la confiance sera brisée ?
Un journal qualifie le processus que vous lancez de « révolution copernicienne ». Qu’adviendra-t-il donc de ceux de vos frères qui refusent de reconnaître humblement « ne pas être indemnes d’une certaine idéalisation » du père PHILIPPE, bref qui voudront lui rester fidèles ?
Leur refus d’auto-critique sera-t-il sanctionné comme un manque d’obéissance? Les empêcherez-vous d’enseigner et de prêcher; certains seront-ils réduits à l’état laïc ?
Enfin, je suis extrêmement choquée de la manière dont vous utilisez l’humilité du père PHILIPPE comme s’il s’agissait d’une preuve de sa culpabilité !
Comme saint Jean, son saint patron, le père PHILIPPE savait que celui qui ne se reconnaît pas pécheur est un menteur.
Ils disaient souvent qu’il nous faut être devant Dieu dans une demande radicale de pardon.
Cette attitude est loin de l’orgueil spirituel que vous dénoncez.
Oui le père PHILIPPE se reconnaissait pauvre et il demandait souvent pardon pour ses limites. Cette attitude est en général un signe de sainteté.
Sainte Catherine de SIENNE se disait la pire des pécheresses, elle a pourtant été canonisée et proclamée docteur de l’Église.
Vous venez de tout faire afin que ce processus de reconnaissance par l’Église ne se produise pas rapidement, mais je sais qu'un jour, la Vérité éclatera !
Je suis très en colère mais je n’ai pas de haine, donc je vous assure de ma prière.
M-P S

LUGAN 08/06/2013 18:46

Ancien frère de la congrégation saint Jean et fils spirituel du père et du pa, je peux dire que le père Marie Dominique Philippe est une grande personnalité. Je considère que toutes les accusations portés contre lui ne sont pas fondé. Il faut savoir que dés que quelqu'un fait du bien, recherche uniquement la Vérité qui est le Christ

LUGAN 08/06/2013 19:19

encore une fois mon commentaire est parti dans que je le veuille

suite

Il ne s’arrêtait pas à saint Thomas d'Aquin et savait étudier les penseurs philosophiques et les théologiens modernes.
Le Père savait nous remettre dans le Christ par son exemple : quand il était dans les maisons de formation, il était toujours le premier à l'oraison le matin (il faut dire que 3 à 4 heures de sommeil par jour lui suffisait). Il trouvait toujours le temps de dire son chapelet chaque jour malgré ses nombreuses occupations. Quand on lui demandait un conseil, pour éviter de donner ses idées et pour laisser la place au Christ, il nous renvoyait a un temps d'adoration avant de nous faire prendre une décision.
Il savait ne pas perdre de temps pour pouvoir toujours étudier la théologie, des écrits ou vie de saints ou de grandes personnalités ou la Bible.
Un de ses maîtres mots est de dire qu'il faut vivre chaque journée comme si c'était la dernière et qu'il ne fallait pas garder de réserves.
On pourrait lui attribuer ces mots : Dieu seul suffit, Dieu seul est mon tout, tout faire pour Dieu et avec lui sans oublier la Vierge Marie (une des raisons pour lesquelles il amait particulièrement l'évangile de saint Jean).
Il n'hésitait pas a faire ce que dit Charles Pèguy : "remonter le fleuve quand tout le monde le descend" c'est a dire maintenir la Vérité et ne pas se conformer à l'esprit de notre monde.
Ceci dit, il y a d'autres personnalités tout aussi importantes que le père dans notre monde tel que Mère Térésa, Daniel Ange, Jean-Vanier, Marie Hélène Matthieu, le père Marie Michel, le père Philippe Marie Mossu etc et le père ne voulait pas qu'on ne considère que lui. Il est l'une des personnalités, voulu par Dieu, pour nous aider a vivre de Dieu et de lui seul mais le père savait qu'il n'était pas le seul. On n'a donc pas le droit de l’idolâtrer...
Prions pour que la Vérité et la Volonté de Dieu se fasse sur le père et la congrégation saint Jean.

LUGAN 08/06/2013 18:58

Pour la seconde fois, mon commentaire est parti sans que je le veuille.

Je reprends mon dernier commentaire :
Ce prieur a lui même dit, d'après ce que j'ai entendu dire, que c'était très dur de gouverner une congrégation quand le fondateur est encore là. Le Père aurait du se retirer, prier pour l'avenir de la congrégation et faire confiance au Seigneur.Mais cela n'est pas grave quand on connait toute le vie du père et tout ce qu'il nous a laissé : ses enseignements, ses conférences et ses livres.
Il a su remettre la philosophie d'Aristote au gout du jour et accessible a tous en vue de lire saint Thomas d'Aquin sans négliger toutes les idéologies modernes. Il ne s'en arrêtait pas à Saint Thomas d'Aquin et safva

LUGAN 08/06/2013 18:53

Mon commentaire est parti sans que je le veuille. je le recommence donc.
Ancien frère de la congrégation saint Jean, oblat séculier et fils spirituel du père Marie Dominique Philippe et du pape Jean-Paul II, je dirai que le père est une grande personnalité. Il a converti des jeunes uniquement en écoutant ses enseignements ou conférences. Toutes les accusations portés contre lui sont a mon avis infondé. Quand quelqu'un fait du bien et recherche la Vérité qui est le Christ avec l'aide de la Vierge Marie, il se fait mal voir. Si je peux faire tout ce que fais actuellement c'est grâce a tout ce que j'ai reçu du père.
La plupart des frères de saint Jean qui sont orgueilleux et se réclament du père devraient prendre exemple sur lui.
Son seul défaut, qui l’empêchera d'être un saint c'est d'avoir empêché le premier prieur de la congrégation saint Jean d'exercer son rôle. Ce prieur a lui même dit d’après ce que j'ai entendu dire que c'était trés dur de gouverner une congrégation quand le fonda

Sœur M 08/06/2013 17:38

Je crois au contraire qu’il faut parler dans ce blog et que seuls les laïcs, qui ne sont pas sous vœu d’obéissance, le peuvent.
Il y a aussi cette page :
https://www.facebook.com/groups/122880994401353/

Mon avis en deux points : D’abord je ne crois pas aux accusations posées contre le père Philippe pour une raison de bon sens : Un homme qui aurait commis le déshonneur de porter des gestes obscènes sur 5 à 10 femmes adultes en 50 ans, des femmes sous sa direction, serait allé jusqu’au bout. L’accusation de gestes déplacés me paraît donc incohérente avec ce qu’on connaît de la psychologie humaine : autre chose est une pensée impure (tout le monde ou presque sait ce que c’est), AUTRE CHOSE EST UN ACTE POSE : Un acte posé conduit à aller jusqu’au bout. Voilà pourquoi, écoutant le témoignage de nombreuses femmes, dont ma soeur qui l’a connu à 20 ans, je dirais ceci : Il prenait tout le monde dans ses bras. Il serrait tout le monde contre lui. Il ne m’étonnerait pas que 5 à 10 femmes n’aient pas compris ce geste que ma soeur qualifie de « geste d’un père, sans ambiguïté ».

En second lieu, ce que décrit le Père Thomas relève du péché, pas du crime. Frère Thomas dit avoir parlé « car la vérité rend libre ». Je partage son avis pour la dénonciation des crimes. Parler s’il y a crime est nécessaire et rend libre. Mais parler sur des péchés A VÉRIFIER, (le Père MD Philippe ne pouvant se défendre), C’est à mon avis faire cette faute qui fut reprochée à Cham dans la Bible :

« Ayant bu du vin, Noé fut enivré et se dénuda à l’intérieur de sa tente. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père et avertit ses deux frères au-dehors. Mais Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent tous deux sur leur épaule et, marchant à reculons, couvrirent la nudité de leur père ; leurs visages étaient tournés en arrière et ils ne virent pas la nudité de leur père. Lorsque Noé se réveilla de son ivresse, il apprit ce que lui avait fait son fils le plus jeune », et il dit : « Maudit soit Canaan! ».Genèse 9, 21, 25

Arnaud Dumouch